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Lâcher prise, en 3 étapes

Il vous arrive de ruminer ? Des pensées négatives qui tournent en boucle, une erreur, un conflit… Vous y pensez encore, même quelques jours après. Et plus vous vous dites que ce n’est rien, plus le stress revient ! Et donc, vous aimeriez lâcher prise, mais vous n’y arrivez pas ? Je partage avec vous quelques pistes.

Lâcher-prise, à votre manière 

Le lâcher-prise est un concept tendance. De nombreuses personnes qui viennent me consulter, sont en demande d’outils et d’exercices, parfois dans l’espoir implicite de la recette, magique, qui créerait du lâcher-prise sur demande. 

Mais avant de penser aux techniques, on pourrait déjà s’intéresser à ce qu’on entend précisément par lâcher-prise ? Cela peut sembler un détour inutile, mais définir précisément un objectif clarifie les étapes pour l’atteindre, et crée une première avancée. 

Je vous invite donc à prendre quelques instants, 1 ou 2 minutes, peut-être fermer les yeux, et réfléchir à ce qu’est le lâcher-prise pour vous. Si vous parveniez à lâcher-prise comme vous le souhaitez, dès demain : que feriez-vous différemment ? Que ressentiriez-vous de différent ? Qui verrait la différence ? Et à quoi ? Prenez votre temps. 

[…] 

Alors ? Avez-vous identifié de nouvelles idées, de nouvelles manières de faire ? Peut-être des ressources que vous pouvez mobiliser pour obtenir votre type de lâcher-prise ? En tout cas, continuons, et voyons les 3 éléments clés, qui, à mes yeux, définissent cette notion parfois évasive : l’acceptation, lâcher du contrôle, et la baisse de la vigilance.

3 étapes clés 

Accepter 

La première notion clé est l’acceptation : accepter ce qui est, même quand ça ne nous plait pas. Ce que l’on ressent, même si c’est douloureux. Attention, accepter n’est pas se résigner. La résignation est une attitude inerte, pleine de tristesse. L’acceptation est une ouverture à ce qui est. Une posture dynamique, qui peut coexister avec différentes émotions. Accepter, c’est mettre un terme à une lutte qui s’avérait inutile

Comme cette dame âgée que j’ai accompagnée, qui pleurait la perte de son mari, après plus de 50 ans d’union. Une relation comme celle-là, ne peut évidemment pas s’effacer. Et comme elle, on reste parfois bloqué entre ce qui était, et ce qui est. Une relation, un travail, une ancienne version de soi… qu’on a du mal à laisser derrière. 

Le but est d’accepter, progressivement, le nouvel état des choses. La tristesse de la perte, les changements du quotidien. Accepter permet de regarder la situation en face, telle qu’elle est vraiment, et pouvoir progressivement s’y adapter. 

Ce n’est pas un aveu d’échec. Paradoxalement, accepter est souvent la première marche vers le changement. 

1e étape : y a-t-il quelque chose contre lequel je me bats dans ma vie aujourd’hui ? Cette lutte est-elle raisonnable ? Concerne-t-elle quelque chose que je peux influencer ? Les retours que j’en obtiens sont-ils à la hauteur des efforts que j’y ai investi ?

Lâcher le contrôle 

Le contrôle est la deuxième notion clé. Lorsqu’une situation nous fait souffrir, ou cause du stress, essayer de la contrôler est souvent le premier réflexe. Anticiper toutes les issues possibles, exiger une manière d’être de ceux qui nous entourent, relire un message dix fois avant de l’envoyer… Le contrôle diminue l’imprévisibilité, et donc l’appréhension

Ce n’est pas toujours négatif : contrôler nous permet de bien faire notre travail, de respecter les normes socio-culturelles, d’élever nos enfants correctement… Le problème est lorsque le contrôle bride la curiosité, la créativité, et sape l’autonomie de notre entourage. Le surcontrôle épuise, et engendre des tensions corporelles De nombreuses personnes qui viennent me consulter ont tenté de contrôler leurs émotions, pour les voir revenir plus tard, plus vives et plus intenses. Relâcher du contrôle peut être stressant au début, mais nous rend disponible à la vie qui émerge, dans toutes ses joies et ses imperfections.

Étape 2 : Qu’est-ce que je cherche à contrôler dans ma vie ? Ces choses-là sont-elles vraiment contrôlables ? Doivent-elles être contrôlées ? 

Est-ce que je me réserve des espaces de curiosité, lors desquels je peux me laisser surprendre par ceux qui m’entourent, ou par la vie en général ?

Baisser la vigilance 

La troisième clé est la baisse de la vigilance. Là encore, le problème n’est pas d’être vigilant. Le problème apparaît lorsque l’on ne sait pas ne pas l’être. Comme si le cerveau reste perpétuellement en alerte, en. mode “fuite ou combat”, même dans un environnement objectivement sécure. 

L’hypervigilance peut être due à un apprentissage précoce, un trauma, ou une situation qui exige de l’hypervigilance, qui crée ensuite un automatisme. Quelle qu’en soit l’origine, l’hypervigilance use, mentalement et physiquement. Il est nécessaire d’avoir des moments où l’on peut débrancher notre système d’alarme naturel, et se sentir en sécurité.

Étape 3 : à quelle fréquence puis-je laisser mon esprit voguer tranquillement ? Quelle activité, ou quelle personne me permet de me sentir insouciant-e, de ne pas penser aux stress du quotidien ? Que puis-je mettre en place, même une toute petite étape, pour vivre plus souvent ce genre de moments

Lâcher-prise : un apprentissage comme un autre 

J’espère que ces pistes vous aideront à y voir plus clair sur ce qui freine le lâcher-prise pour vous, et à mettre en place les étapes qui vous permettront d’avancer. 

Si le lâcher-prise n’est pas une évidence, c’est une compétence comme une autre, qui s’acquiert et se développe. J’anime régulièrement des séances de sophrologie en maison de retraite, et une participante me dit souvent : “Je ne sais pas me détendre, mais là, je me suis bien détendue!”. Ce paradoxe me fait sourire : si elle ne savait vraiment pas se détendre, elle ne pourrait pas le faire en ma présence non plus. Je ne sais pas jouer de trompette, et Ibrahim Maalouf pourrait s’asseoir à côté de moi, je ne pourrais toujours pas en jouer ! 

Ce qu’elle dit signifie que comme beaucoup de monde, elle n’a pas appris à se détendre, par elle-même. C’est souvent là qu’un accompagnement prend tout son sens. Pas pour faire à la place de la personne. Mais pour acquérir une aptitude qui manquait jusque-là.

Et parfois, il suffit d’apprendre autrement, pour que quelque chose se débloque. Si vous sentez que vous êtes dans ce cas, réservez votre séance d’hypnose ou sophrologie. Libérer un blocage émotionnel, modifier des automatismes, ou apprendre à lâcher-prise…  Nous avançons à votre rythme, pour retrouver plus de confiance et de liberté d’agir au quotidien.

À bientôt

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